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Le nid des Yétis


Les Yétis se multiplient ici et là mais bizarrement ce n’est pas dans le froid. Ils ont l’air de proliférer allègrement en France, dans un climat et un territoire qui semblent peu adaptés à une espèce indomptable ayant besoin d’espace. Et pourtant, c’est un véritable nid à Yétis. Il n’y a plus qu’à espérer qu’une fois la reproduction effectuée, leur migration les mènent à Québec dans leur froid natal.


Un écosystème de Yétis


Selon l’article Intrapreneuriat : et si vous laissiez vos salariés changer le monde ?, il y a plus de 50 entreprises qui proposent des programmes d’intrapreneuriat en France. Par exemple, CGI propose un Innovathon invitant ses collaborateurs à brainstormer et développer des solutions à impact sur deux jours. Allianz France permet également à ses collaborateurs de s’engager sur des projets d’innovation avec des sprints de 72h, des appels à idées avec un parcours d’incubation de plusieurs mois à la clé, et un laboratoire d’idées accessible tout au long de l’année.


« En quatre ans, les programmes d'intrapreneuriat ont été multipliés par quatre », se réjouit Raphaël Thobie cofondateur de CreateRocks dans l’article La fièvre de l'intrapreneuriat gagne la France.

« Avec ce boom, tout un écosystème s'est développé : plus d'une vingtaine de start-up accompagnent les entreprises dans cette démarche, en créant des outils numériques pour favoriser le développement de projets intrapreneuriaux. »

De la plateforme numérique de collaboration à la construction de programmes intrapreneuriaux, en passant par la création d’événements au cœur des entreprises, les start-ups françaises jouent sur tous les tableaux pour transformer nos organisations. Des communautés se sont également formées pour créer des lieux d'échange de bonnes pratiques entre intrapreneurs.


L’intrapreneuriat comme nouveau modèle d’affaires

« Demain, tout le monde aura un rôle à jouer dans ce processus d'innovation interne, dans des 'entreprises-plates-formes' qui s'organiseront de plus en plus autour de projets. Tous ne deviendront pas intrapreneurs, mais chacun pourra intervenir en support ou comme expert ou consultant dans la réalisation de projets d'intrapreneuriat. » Raphaël Thobie

« Et si, pour innover, l'entreprise devait simplement transformer ses salariés en entrepreneurs ? » explique Benoît Georges dans son billet Dessine-moi un intrapreneur, où il réfère à une étude passionnante (réalisée par l'Institut de l'entreprise et le Centre de recherche en gestion de l'École polytechnique) qui aborde à la fois les freins, les risques et les recettes pour améliorer l'efficacité du processus intrapreneurial.


Un nouveau modèle d’affaires pour des entreprises plus responsables

Make Sense nous offre un bel article de bilan des programmes intrapreneuriaux en France. Ils nous expliquent qui sont les intrapreneurs, ce qui fait le succès d’un programme, quel est l’impact de l’intrapreneuriat et les apprentissages qui peuvent être faits.

Seulement 20% des projets sélectionnés ont un impact environnemental ou social.

Ce constat me frappe en tant que Yéti. Car, quand on est Yéti, l’objectif est d’abord de garder la montagne froide et belle. On veut proposer des idées dans le seul but de rendre notre monde plus durable. L’innovation c’est bien mais l’innovation au service du développement durable, c’est encore mieux.


Finalement, avec le froid qu’on a icitte, le vrai nid des Yétis, c’est peut-être chez nous. En tout cas, nous avons un beau potentiel pour garder notre monde au frais.



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